Jeudi 8 mai 2008

Voilà comment je vois les choses par rapport à l'hyperphagie boulimique.

D'abord nous naissons :D
Ensuite nous commençons à vivre :D

Puis, un jour, on se dit ou on nous dit "tu as des kilos en trop" (celà est peut être faux, (moi en tout cas c'était faux!) mais à force de l'entendre ca raisonne en nous et on ne fini que par penser qu'à çà. Comme on nous aime, on veut que l'on soir heureuse , on nous laisse faire un premier régime.
Nous voilà dans la restriction cognitive.

Et puis un autre jour, nous voilà à demi assise ne pouvant plus dormir allongée tellement l'acide du trop plein de nourritue nous brule.

Le temps passe, nous sommes dans la dépression, nous ne savons plus quoi faire et par désespoir... internet... boilimie... se faire vomir? non, même pas cap...ha tiens? Hyperphagie boulimique?... Se reconnaitre enfin, se dire c'est une maladie donc il y a un remède, le remède semble être une TCC thérapie comportemtale et cognitive... Parfois, rdv de pris avec une psychiatre.
Et puis, le temps passe, elle ne nous aide plus, sentiment si humiliant de ne pas être encore une fois une bonne patiente, sa méthode ne marche pas avec moi, je me remets encore et encore en cause... Je décide de ne plus consulter. Je travaille seule. Lentement, dans la douleur, les crises ne m'aident même plus vraimet à me sentir mieux.

Et puis un jour, contacter la bonne personne. Enfin, être prête, en avoir envie....
Une fée qui illumine votre vie. Parler de la maladie, ouvrir des portes, tournée légèrement le regard, ne plus regarder la maladie mais au delà. Se sentir mieux, se sentir libre, prende du poids dans tout les sens du terme et l'accepter, l'apprécier même. Et... se endre compte que l'on ne vit plus du tout comme avant, que 'lon ne pense plus comme avant. Se l'entendre dire pour que cela soit officiel!. "Wendy, vous n'êtes plus hyperphage boulimique".
Se sentir si bien, mais... nous voilà dans l'apres maladie. Autant que l'ona vait fini par aimer être dans l'hyperphagie boulimique car on savait très exactement comment ca fonctionnait, on se complait alors à hurler au monde je ne suis plus malade, se donnant alors comme définition "une ancienne hyperphage boulimique". Je me sens proche de la fin de cette phase.

Je suis moi, "Wendy", au plus le temps passe, au moins je me sens être une ancienne hyperphage boulimique, je me sens être moi. J'ai déjà mis en avant tout ce que la maladie à transformer chez moi. Et j'ai réussi à évoluer. Je me trouve belle, mais malgré tout je me rends à l'évidence que je ne rentre plus dans mes pantalons et dans mes strings... Cela n'est qu'un détail peut être mais... non, c'est super important car mine de rien c'est la première que je mets en m'habillant donc, ma journée dépend quand même de ce moment... Et puis, si je ne suis plus hyperphage boulimique, si mon  rapport à la nourriture est différent, mes comportements devraient donc évoluer aussi, mais rien ne fait sans effort... certes, mais, mais, mais, si, si, si....

J'avoue. Je pensais que si un jour je n'étais plus malade je maigrirais de moi même, sans rien faire de particulier, je pensais que tout se remettrait en place. Rien du tout, la maladie n'est plus là, mais elle se voit encore.

Je fais le parallèle avec ma recherche de boulot. Quand on me demande ce que je fais de mes journées et que je dis que je cherche du boulot, une semaine passe et on me demande "alors, tu as un boulot?". Personne ne voit l'énergie de ma recherche, le résultat seul compte.

Cela est bête mais j'en reviens à çà. En fait, comment puis je confirmais au mond entier que Je ne suis plus hyperphage boulimique alors que j'ai encore les mêmes formes et que je n'ai aps encore mon poids de forme?

Halalalalal.... :D

Bon en bref j'en suis là, à la fin de la période post TCA. La période suivant étant Totale harmonie :D, un monde où tout cela ne sera qu'un vieux souvenir :D

par Wendy publié dans : les effets post TCA communauté : TCA libérons nous!!!
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Dimanche 23 mars 2008

Je me trouve assez pathétique en fait parfois.
A mon âge, quand même, se morfondre encore pour un homme de la sorte... A moins qu'il n'y ai pas d'âge pour ça?

En tous cas, grande victoire!!!!!

C'est sans m'en apercevoir que je viens d'éliminer un ancien déclencheur de crises d'hyperphagie boulimique.

LES MECS justement!!!

Enfin, pas tous, ceux qui me plaisent, ceux que j'aime, ceux que je désire.
Avant dans la situation dans laquelle je suis je n'aurais pas cesser de manger sous la compulsion afin de ressentir un moment d'apaisement et pour ensuite, après la crise, avoir un bon sujet de prise de tête en tête à tête avec moi même, me disant que je suis nulle, que je n'y arriverais, pour enfin finir par ne pas analyser vraiment la situation et tout ramener à mon poids. Responsable de tout ce qui n'allait pas.
Je me disputais avec mon homme? Normal, j'étais grosse, qui peut aimer une grosse?
Je n'avais pas un boulot? Normal, à cause de mon poids je n'étais pas au top de ma forme...

C'est presque avec nostalgie que je repense à ces moments là. En fait, je comprends pourquoi très vite je me suis réfugiée dans la nourriture. 

La réalité est si dure à vivre.

Le monde est si cruel, il est si dur de vivre en communauté.
Affronté le réel.
Accepté l'instant.
Vivre dans l'ici et le maintenant.
Rien de plus dur je trouve.

Toutes ces émotions à digérer.
Toutes ces sensations.

Les accepter, les ressentir avec force, ne pas les bloquer et finir par les sentir se diluer dans mon sang.

Avant c'était plus simple mais plus démoniaque quand même.
Ça n'allait pas, je mangeais. Les hormones libérées par la prise alimentaire masqué la réalité pour, comme je le disais juste avant, me centré sur le poids, les kilos, Moi.
Mais tous les problèmes ne venaient pas de moi.

Tous les problèmes ne viennent pas de moi.

Et finalement c'était plus simple aussi de me dire que si moi je changeais tout serait différent.
La par exemple, mes problèmes de chéri... Avant je me serais dis "je vais maigrir, ça ira mieux, il m'aimera plus, et puis enfin libérer je serais plus moi, je serais mieux dans ma tête, dans mon corps, donc il me téléphonera plus, il me portera plus d'attention, normal, je serais si belle, si irrésistible...

Et bien, non. Je pourrais changer d'apparence physique que mon moi intérieur ne changerait pas et surtout... il ne s'agit pas de moi, mais bien de lui. Il a un problème. Il ne téléphone pas pourtant je sais que je lui plais. Cette décision de ne pas le faire lui appartient. Je lui ai plus comme j'étais. Je ne l'ai pas vue depuis deux mois. Donc... Je ne suis pas en cause. Il doit avoir plein de chose en tête. 

J'ai eu une fraction de seconde l'idée que l'histoire foirait à cause de mon poids. C'est vrai. C'est ce que j'appelle un résidus de TCA. Une pensée ou une façon de fonctionner résiduelles. Même si j'ai pensé à ça bien vite je me suis dit que Non. Que c'était faux. Que le problème était ailleurs.

Voilà donc. La vie d'apres TCA n 'est donc pas si simple. Je suis aujourd'hui convaincue que l'on ne sort pas indemne d'un TCA et que j'ai encore de nombreux résidus à travailler. Et surtout que celle que je suis aujourd'hui, libre de cette maladie, n'est quand même que le résultat de celle que j'ai été.
Je me sens seule aussi parfois, et c'est marrant de voir que finalement j'en veux un peu à cette nourriture qui ne me fait plus d'effet. Et puis aussi, la nourriture, ma meilleure ennemie, était aussi toujours là. Je le disais tout le temps. Je me sens triste la nourriture est là. Je me sens seule, idem. Je suis heureuse, idem... Maintenant quand je me sens seule, je suis seule.
Quand je suis triste ou heureuse, je suis pleure ou je ris...

Encore une réalité à accepter.


par Wendy publié dans : les effets post TCA communauté : TCA libérons nous!!!
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